Naissance du collectif

L’objectif des multinationales de la restauration rapide est simple : la rentabilité à tout prix.  Pour ça ils sont prêts à tout.

Écraser les salariés

Le travail à temps partiel imposé est institutionnel dans la restauration rapide. Le minimum légal étant de 104 heures par mois, certains patrons n’hésitent pas à imposer des contrats encore moins élevés (parfois 10 heures par semaine).

Des salaires de misère

Les contrats sont payés au SMIC. On pourrait presque s’en sortir si ce n’était pas couplé au temps partiel imposé. Certains salariés peuvent vivre avec moins de 500 € par mois. Peut on vivre dignement avec ces montants ?

Des pressions physiques et psychologiques

Lorsqu’un salarié ose réclamer ses droits il est tout de suite stigmatisé. On lui donne des tâches difficiles pour qu’il craque et qu’il parte de lui même. Alors même que ces grande multinationales recrutent des étudiants en se vantant de s’adapter à leurs horaires, dès qu’ils demandent de changer leurs disponibilités on leur dit que ce n’est pas possible et on les licencie car ils ne respectent pas leurs horaires de travail ou mieux on leur demande de démissionner pour éviter les tracasseries administratives.

L’isolement des salariés

Pour éviter toute organisation des salariés, les structures juridiques des multinationales de la restauration rapide sont bien rodées. Elles ouvrent des restaurants en franchise. Un même franchisé peut avoir 20 restaurants mais chaque restaurant est une entité juridique différente. Donc le franchisé peut faire la politique sociale qu’il veut, cette politique pouvant être différente d’un restaurant à un autre, il peut donc y avoir différents salaires, différents avantages, alors même qu’il s’agit du même patron.

La discrimination syndicale

Comme toutes les bonnes sociétés capitalistes les multinationales de la restauration rapide n’aiment pas les syndicats. Enfin les syndicats qui osent se soulever contre leurs décisions. Il est fréquent qu’un salarié qui se syndique fasse l’objet de harcèlement et les exemples sont nombreux. Lorsqu’on n’arrive pas à éliminer les “parasites” on se débarrasse des problèmes, en les vendant en franchises !

Évasion fiscale

Ces multinationales sont aussi très habiles quant aux pratiques d’évasion fiscale.

En effet des plaintes sont actuellement en cours d’enquête et notamment pour McDonald’s en France et leurs pratiques sont dénoncées au niveau européen.Pour nous faire entendre nous manifestons devant le McDonald’s des champs Élysées un jour du weekend pour dire :

Ces pratiques leur permettent d’éviter de payer des impôts en France remettent en cause notre système social : les hôpitaux, les écoles, la sécurité sociale. L’évasion de ces sommes impacte chacun de nous en tant que contribuable. C’est à cause de cette évasion que nous nous retrouvons à payer plus d’impôt, à voir nos prestations sociales baisser, à voir nos hôpitaux fermer !

Naissance d’un collectif

Partant de ces constats et suite à l’annonce des ventes des restaurants McDonald’s de champs Élysées, Wagram et rue de Provence à un franchisé sans même donner le choix aux salariés et aux élus de s’exprimer notre collectif a vu le jour.

Ce collectif a pour but de faire entendre la voix des sans voix, la voix des précaires de la restauration rapide.  Composé de salariés de la restauration rapide, de syndicalistes, d’associations de divers horizons.  Nous voulons arrêter ces multinationales qui ne respectent ni les salariés , ni les contribuables.  Nous sommes tous et toutes concernés par les pratiques sociales et fiscales de ces multinationales.  Nous devons tous les dénoncer !

Nous vous invitons à nous rejoindre dans nos actions .

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